Vers 1804, dans la concession Saint-Paul (Côte Sainte-Catherine) de la pointe aux Foins, Joseph Biron, époux de Genevièvre-Élisabeth de Beaujeu, exploite un moulin à scie fort achalandé, une petite auberge et un quai très fréquenté favorisant le transport fluvial des personnes et des marchandises. Vers 1850, le quai constitue un lieu important de rencontre pour les cageux qui s’affairent au rassemblement et à la construction des cages, ces grands trains de bois flottant qui prennent la direction de Montréal, Trois-Rivières et Québec.
Le fils de Joseph Biron, Gilles-Grégoire, alias Gélin Biron, officier de milice, s’installe à la pointe aux Foins après son mariage et tient un magasin général. Le 27 janvier 1852, il vend le moulin à scie à son cousin Hyacinthe Montpetit qui l’exploite jusqu’en 1880. Le fils de Gélin, Charles Biron, assume la relève du magasin général et, le 1er avril 1854, il ouvre, sous le nom de Saint-Zotique, un bureau de poste tenu par Olivier Prieur jusqu’à son décès en 1888. Olivier-D. Prieur, fils, lui succède jusqu’en 1896, puis J.-H. Fournier du 1er février 1896 au 1er mars 1898, suivi d’Alfred Bissonnette du 1er avril 1898 au 19 juillet 1915.
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| Le magasin général | Le quai |
Le chemin de ferLa Grand Trunk Railway Company, fondée le 10 novembre 1852, entreprend l’année suivante les travaux de construction de l'important projet de voie ferrée Montréal-Toronto. Le tronçon Montréal-Brockville, traversant la municipalité est terminé en 1855 et le tronçon Montréal-Toronto-Sarnia est inauguré le 27 octobre 1856. La compagnie construit une gare, des quais de transbordement, une cour de triage et ses dépendances. Le tronçon est intégré au réseau du Grand Trunk Railway Company en 1904, puis au réseau transcontinental constitué par la Grand Trunk Pacific Railway Company. L'entreprise cesse ses opérations en 1919. Le gouvernement fédéral administre alors le réseau du chemin de fer et l'intègre aux Chemins de fer nationaux du Canada (CN) en 1923. |
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